Madame Sans-Gêne

de Victorien Sardou
Adaptation de Pierre Laville
Mise en scène d'Alain Sachs
Avec Clémentine Célarié,
Frédéric van den Driessche, Michel Vuillermoz
12 décembre 2001
Théâtre Antoine


Une comédie bien montée


La pièce de Victorien Sardou repose sur tous les poncifs de la Révolution et de l'Empire. D'un côté la brave Madame Sans Gêne est assez généreuse pour accueillir un ennemi blessé, assez courageuse pour suivre les campagnes de Napoléon, assez amoureuse... Bref, c'est une honnête femme. De l'autre, les soeurs de Napoléon ne doivent leur ascension qu'aux mérites d'un autre, mais s'en targuent et méprisent le peuple dont elles viennent. Ce sont des mijaurées. C'est gros, c'est manichéen, mais ça marche.


Après un premier acte introductif, les bons ressorts comiques à la Molière entraînent le spectateur dans un jeu qui n'est pas sans rappeler au deuxième acte le Bourgeois gentilhomme ou les Précieuses ridicules. Au troisième, on est pris dans une intrigue de cour qui relance l'intérêt et n'est pas sans piquant. Et là encore, on rit, on adhère au jeu.


Clémentine Célarié mène le jeu avec naturel


Il faut bien le dire, la pièce repose aussi beaucoup sur le jeu des acteurs. Clémentine Celarié a la gouaille voulue pour le rôle. Elle joue comme son personnage, sans fioritures, nature en apparence. J'ai aimé également la voix bien placée de Lefebvre, l'interprétation crédible et discrètement comique de Napoléon. Cerise sur le gâteau, les comédiens en fin de spectacle nous offrent une petite chanson en bis. C'est bien la marque d'une mise en scène et d'une interprétation soignée.


Le succès de la pièce n'est pas usurpé. C'est un bon divertissement, vous pouvez y aller.




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