Concert du dimanche matin
D. Chostakovitch, Trio pour piano et cordes n° 2
en mi mineur opus 67
R. Schumann, Quintette pour piano et cordes
en mi bémol Majeur opus 44
Avec Pierre Amoyal (violon), Michaël Zuber (violon),
Pierre Lénert (alto), Alban Gerhardt (violoncelle)
et Mikhaïl Rudy (piano)
Dimanche 25 février 2001
Châtelet


Lorsque de la pure musique jaillit
des brumes d'un dimanche matin

Comme il est agréable au coeur de l'hiver d'aller le dimanche matin au concert lorsque l'excellence des interprètes égale leur grande modestie !

Le programme était des plus ingrats quant à la difficulté des oeuvres jouées. Pourtant, ces grands artistes maîtrisaient tous leur instrument au point de nous faire oublier la technique pour nous faire ressentir la musique.

Un dimanche au royaume des cordes

Pierre Amoyal tire le meilleur de son envoûtant violon, élégant dans les graves, suave dans les aigus.

Son ancien élève, Michaël Zuber joue de son bel instrument avec autant de simplicité que de virtuosité.

Alban Gerhardt est un véritable maître du violoncelle. Au début de l'oeuvre de Chostakovitch, il sait à la perfection le faire sonner comme un violon, tandis que Pierre Amoyal suit la partie plus grave.

Pierre Lénert est un altiste plein de finesse, de musicalité. Il ressent les moindres nuances de sa partition.

Quant à Mikhaïl Rudy, il soutient ce voluptueux quatuor à cordes avec conviction. A l'aise dans sa virtuosité, il va jusqu'à tirer de son instrument des sons de balalaïka.

Point de grincements, rien que de la musique. Pour résumer, ce matin-là eut lieu le concert de la belle sonorité.



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