Orchestre de Paris
Wolfgang Amadeus Mozart
Direction : Frans Brüggen
Pascal Moraguès, clarinette
Mercredi 27 septembre 2000
Salle Pleyel


Entendre la clarinette de Pascal Moraguès, c'est entendre la musique.

Un concerto pour virtuose

Pascal Moraguès et l'Orchestre de Paris ont fait salle comble pour leur concert consacré à Mozart. Au programme, l'ouverture de la Clémence de Titus, le concerto pour clarinette et orchestre K.622 et la symphonie N°29, K.201.

Le concerto pour clarinette et orchestre, en la majeur, K.622 est une oeuvre de la maturité, écrite pour un virtuose de la clarinette, Anton Stadler. Et c'est un virtuose de la clarinette qui nous l'a rendu l'autre soir, avec une assurance tranquille et naturelle.

Le souffle sublime de la clarinette

Dans le deuxième mouvement, la clarinette prend la direction de l'orchestre, avec justesse et limpidité. Sans hâte, avec subtilité, Pascal Moraguès se joue des difficultés. Le souffle caressant de l'instrument se développe comme une brise d'été, atteint la gravité des cimes, transporte le public dans l'intimité du sublime. A la fin du mouvement, dans un silence quasi religieux, j'entendais mon voisin murmurer : "Comme c'est beau..."

Joie de vivre et gaîté d'un orchestre chaleureux

Le troisième mouvement permet au soliste de renforcer sa complicité avec l'orchestre, et en particulier, le premier violon, Philippe Aïche. Léger comme un oiseau, Pascal Moraguès mène la danse. Gaîté, talent, conviction animent les musiciens de cet orchestre chaleureux.

Cinq rappels du public ont salué l'interprétation, et c'était largement mérité.



Tour Eiffel
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