Orchestre national du Capitole de Toulouse
Direction : Michel Plasson
Hélène Grimaud, piano
Lundi 26 juin 2000
Châtelet


L'orchestre du Capitole de Toulouse et son chef, Michel Plasson, ont encore une fois déclenché l'enthousiasme du public pour ce dernier concert au Châtelet.

Délicatesse et virtuosité

La qualité de cet orchestre réside dans sa délicatesse, dans son bonheur à jouer ensemble. Chaque musicien donne le meilleur de lui-même, et cela s'entend. J'aime en particulier la douceur, la vigueur et l'unité des cordes du Capitole.

Hélène Grimaud accompagnait l'orchestre dans le Concerto en sol majeur de Maurice Ravel. Sa force résulte de sa dextérité. Face à un orchestre aussi sensible, les sonorités de ce piano-là rappellent une bonne percussion. On admire la virtuosité et l'on en redemande.

La puissance maîtrisée du Boléro

D'un orchestre à l'autre, la musique envoûtante du Boléro de Ravel n'est jamais la même. Michel Plasson a su contenir l'énergie de l'orchestre. Ainsi, celui-ci prend la dimension d'une puissance cosmique, et la tension est maintenue, jusqu'à l'explosion finale.

Deux bis ont enchantés les auditeurs. Enfin, la musique fine et poignante de l'Arlésienne a clos le spectacle avec nostalgie. Encore une fois, elle fut prolongée par un beau silence, interprété par le public.

Michel Plasson doit sa musique au Capitole, le Capitole perd son âme sans Michel Plasson. Que deviendra le Capitole sans Michel Plasson, et Michel Plasson sans le Capitole ? L'avenir nous l'apprendra.



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