Festival de Sully sur Loire

Avec Brigitte Engerer (piano), Olivier Charlier (violon),
Gary Hoffman (violoncelle), Gérard Caussé (alto)
Roberta Canzian...
Vendredi 15 février 2002
Théâtre des Champs-Elysées


Oeuvres au programme :
Ravel, Tzigane
Chostakovitch, Trio pour piano et cordes n°2, opus 67
Tchaïkovski, Souvenir d'un lieu cher, pour violon et piano op. 42
Brahms, Quatuor pour piano et cordes n°1 en sol mineur op. 25
Saint-Saëns, Le Cygne, pour violoncelle et piano
Lavignac, Galop pour huit mains et un piano
Villa-Lobos, Bachianas Brasileiras, pour huit violoncelles et soprano
Mendelssohn, Final de l'Octuor en mi bémol majeur op. 20
Strauss, Valses pour deux pianos et ensemble à cordes, transcription Schoenberg



Un concert très long réunissait de bons spécialistes de la musique de chambre, pour la plupart solistes virtuoses respectueux de la musique et du travail des autres. Brigitte Engerer accompagne avec la plus grande finesse et bien souvent dirige l'ensemble. Gérard Caussé tire de son instrument les sons les plus purs et sait fédérer autour de lui les autres instrumentistes.

Je n'en dirai pas autant de M. Charlier qui a encore tendance à jouer en solitaire. Est-ce la force de son violon ou bien son manque de nuances, il se distingue des autres, mais c'est plutôt dérangeant.

Gary Hoffman a non seulement un ancien violoncelle Nicola Amati de 1662, mais il possède une technique impeccable qui lui permet de vraiment vivre la musique.

Parmi les artistes un peu moins connus, j'ai remarqué la violoniste Patricia Reibaud à l'archet très sûr et bien sûr la délicieuse cantatrice Roberta Canzian.

Citons quelques temps forts :

Le Cygne de Saint-Saëns, avec Gary Hoffman et Brigitte Engerer

Cette oeuvre a véritablement marqué l'apogée du concert. Bien sûr, elle est très belle et très connue. Mais les nuances délicates de la pianiste et du violoncelliste ont restitué avec une pure simplicité le glissement majestueux de l'animal dans notre imaginaire.


Le Galop pour huit mains et un piano de Lavignac, avec Brigitte Engerer, Igor Kraevsky, Jonas Vitaud, Emmanuel Strosser

Lavignac a composé une géniale pochade qui réunit 4 musiciens devant un piano à queue. C'était virtuose, c'était drôle, c'était complice, entre les musiciens, entre les musiciens et le public.


Bachianas brasileiras de Villa-Lobos, avec Roberta Canzian, Gary Hoffman, Marc Coppey, Anaël Rousseau, Raphaèle Murer, Pascale Jaupart, David Delacroix, Thierry Amadi, Marie-Stéphanie Janacek

Là encore, l'oeuvre est célèbre. Roberta Canzian a résisté à la tentation de produire des sons hyper aigus (à la Dessay) et nous a délivré une mélodie aux harmoniques pleines.


Les valses de Strauss en octuor à cordes sont périlleuses sans chef d'orchestre, et pour d'autres raisons, l'inventif trio pour piano et cordes de Chostakovitch l'est aussi. C'est le jeu, car la musique de chambre est un jeu, et l'on n'y gagne pas à tous les coups...



Tour Eiffel
Top

Accueil Spectacles          Critique suivante




Copyright © 2002 Dominique Dufils

Les photos et textes de ce site sont protégés.
Toute reproduction, même partielle,
est interdite sans autorisation préalable.