Concert François-René Duchâble

Vendredi 29 octobre 1999
Théâtre des Champs-Elysées


François-René Duchâble consacrait l'ensemble de son concert du 29 octobre à Frédéric Chopin. Je ne sais s'il fallait s'en réjouir. La virtuosité était évidente, et même impressionnante, la musicalité beaucoup moins. Chopin doit-il vraiment être joué avec violence ?



Quand le souvenir d'un moment exceptionnel
altère la perception du spectateur

Peut-être le souvenir persistant d'un autre concert, qui eut lieu en 1995 à l'église Saint Julien le Pauvre, a-t-il faussé ma perception. Jean Goverts y interprétait Chopin sur un piano forte Erard. La sensibilité, la délicatesse du toucher vous emportait au coeur de la musique. La virtuosité ne se déployait que pour abolir les obstacles et traduire l'émotion du compositeur. L'énergie était bien présente, mais s'imposait sans violence.



Les artistes sont des hommes,
les plus grands peuvent connaître une contre-performance

Au théâtre des Champs-Elysées, je n'ai retrouvé Chopin que pendant les deux rappels. C'est vraiment dommage, car François-René Duchâble est un grand pianiste à la personnalité intense. J'attends avec impatience d'assister à un autre concert où tout son art et toute sa sensibilité pourront servir la musique.




Tour Eiffel
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