Joyaux

Musique de Gabriel Fauré
Igor Stravinski
Piotr Ilyitch Tchaikovski
Chorégraphie de George Balanchine
Avec Isabelle Guérin, Jean-Guillaume Bart
Fanny Gaïda, Kader Belarbi
Delphine Moussin, Manuel Legris
Marie-Agnès Gillot, Nicolas Le Riche
Les danseurs de l'Opéra
L'orchestre Colonne
dirigé par Paul Connelly
Opéra Garnier
30 décembre 2000



Joyaux permet à George Balanchine d'exprimer trois ambiances chorégraphiques. Emeraudes est associée à l'école française, Rubis évoque pour beaucoup l'Amérique et Diamants s'inspire des ballets russes de Marius Petipa.


Emeraudes ou l'évanescence d'Isabelle Guérin


Pour Emeraudes, l'étoile annoncée ne fut pas celle qui vint, et celle qui vint était la merveilleuse bayadère de Noureev. Aucune danseuse ne peut atteindre la fluidité des bras d'Isabelle Guérin, évanescente Mélisande du Pélléas de Gabriel Fauré. La pauvre Fanny Gaïda, 2ème soliste, paraît bien gauche à côté de cette fée. Si je revois ce ballet, je sais que mon souvenir s'imposera toujours en superposition. Pour moi, Isabelle Guérin aura irrémédiablement marqué Emeraudes.


Rubis et le brio de Manuel Legris


Cette version de Rubis a été animée par le dynamisme joyeux de Manuel Legris. Ce danseur étoile excelle lorsqu'il s'agit de suivre un air de fête. Delphine Moussin est bonne, mais n'a pas le pep de Carole Arbo, que j'avais vue dans le rôle lors de la soirée du Nouvel An.


Diamants ou la rencontre de l'étoile naissante et de l'étoile consacrée


Diamants, le plus spectaculaire des trois ballets, évoque l'école russe sur la Symphonie n° 3 de Tchaikovski.


Marie-Agnès Gillot, l'étoile qui n'en a pas encore le titre, en a assumé la périlleuse chorégraphie avec la pureté de la licorne, la générosité de la lionne, la passion de la femme. Les réminiscences du Lac des cygnes nous laissent présager quelle superbe Odette-Odile elle sera.


Les sauts prodigieusement aériens de Nicolas Le Riche faillirent transformer le public de l'Opéra en supporters sportifs. Un subtil rappel à l'ordre du chef d'orchestre a permis de goûter le faste de la scène finale, tout en lumière et en majesté.


Le spectacle commençait avec Isabelle Guérin, finissait par Nicolas Le Riche et Marie-Agnès Gillot, une distribution exceptionnelle pour finir l'an 2000 en beauté.





Tour Eiffel
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