Le Rire de la lyre

de José Montalvo
Musiques de Charpentier, Corelli,
Rameau, Underworld,
Fatboy Slim D.J. ...
Opéra Garnier



Humour et originalité


Voilà un ballet qui a le mérite de l'originalité.


Reprenant la technique surréaliste du collage, José Montalvo mélange la danse réelle des artistes de l'Opéra et la danse virtuelle sur écran. Il nous entraîne ainsi dans un voyage onirique au pays de la danse. Les personnages entrent et sortent à sa guise de l'écran. Les jeunes deviennent vieux, les danseurs évitent les géants virtuels, les fuient ou les rencontrent sur un tempo toujours rapide qui tient le spectateur en haleine.


L'humour imprègne l'oeuvre. Lorsqu'un dalmatien géant vient envahir cette scène prestigieuse, le décalage entre le cadre et l'animal placide est si grand que la salle s'écroule de rire.


Virtuosité des interprètes


Quant à l'écriture chorégraphique, elle est d'une richesse extrême. Les pas classiques s'enchaînent sur le rythme syncopé de la funk danse américaine. Les figures académiques sont exécutées à rebours (quelle prouesse technique !). Le moon walk de Michael Jackson côtoie le souvenir de Noureev et de Nijinski. Les portés tournants, inspirés du patinage artistique, sont sidérants. L'oeuvre entière met en relief la maîtrise des interprètes et leur sens aigu de la synchronisation.


Le verbe transformé


José Montalvo raconte que cette chorégraphie est née des souvenirs d'une dame rencontrée dans la bibliothèque de l'Opéra. L'érudition et la simplicité marquait cette conversation. L'humour et la virtuosité caractérisent le Rire de la lyre. Bravo !


Les danseurs à remercier sont :

Carole Arbo - Laurent Hilaire
Agnès Letestu - José Martinez
Nolwenn Daniel
Eleonora Abbagnato - Jérémie Bélingard


Tour Eiffel
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