Le Barbier de Séville

de Gioachino Rossini
Direction musicale d'Evelino Pidò
Mise en scène de Stefano Vizioli
Avec Charles Workman, Alfonso Antoniozzi
Laura Polverelli, Pietro Spagnoli,
Giovanni Furlanetto,
Claire Larcher
10 mars 2001
Théâtre des Champs-Elysées


Tiré de la pièce de Beaumarchais, légère et spirituelle comme le champagne, le Barbier de Séville de Rossini demande aux chanteurs de bonnes qualités d'acteurs.


Une production italienne de bonne tenue musicale

La production présentée au théâtre des Champs-Elysées, presqu'entièrement italienne, était de bonne tenue musicale. Le Bartolo d'Alfonso Antoniozzi était remarquable de justesse, de virtuosité. On ne peut faire mieux. Giovanni Furlanetto s'est acquitté plus que bien du difficile air de la Calomnie. Claire Larcher était une Berta amusante, à la voix claire et limpide.


Laura Polverelli plus musicienne qu'interprète

Ce Barbier nous a permis de découvrir aussi Laura Polverelli. Son timbre est agréable, sa voix bien posée. Par sa personnalité, elle évoque cependant davantage l'impertinente Carmen de Bizet ou la pétulante Suzanne de Beaumarchais que la future comtesse Almaviva. Ce décalage, il est vrai plus dramatique que musical, m'a, je dois dire, quelque peu dérangée.


Quant au public, il était parfait. Applaudissant à bon escient, il a su transformer le final en succès et faire mourir son dernier rappel avec un réel sens musical.




Tour Eiffel
Top

Accueil Spectacles          Critique suivante




Copyright © 2001 Dominique Dufils

Les photos et textes de ce site sont protégés.
Toute reproduction, même partielle,
est interdite sans autorisation préalable.