Werther

de Jules Massenet
Direction musicale de Michel Plasson
Avec Thomas Hampson, Susan Graham
Stéphane Degout, Sandrine Piau
l'orchestre national du Capitole de Toulouse
la Maîtrise de Paris
27 avril 2004
Châtelet



La version de Werther pour baryton nous a été offerte en concert par le Capitole de Toulouse et son chef Michel Plasson.


Un orchestre qui vibre

Si je parle de l'orchestre avant tout, c'est aussi parce que dans le contexte, le public se réjouissait de réentendre ce son bien particulier, bien propre à cet orchestre. Si l'orchestre de Paris est avant tout un orchestre de solistes, majestueux dans sa force, le Capitole est un orchestre qui vibre, qui vibre avec ce chef... Si tous les musiciens étaient à l'unisson, les violoncelles étaient particulièrement à l'honneur, accompagnant l'opéra de leur triste gravité.


Un couple grave et profond

Thomas Hampson et Susan Graham dominaient le chant. Même si le Souffle du printemps ne peut être aussi céleste avec un baryton, l'oeuvre y acquiert une douloureuse profondeur. La Charlotte de Susan Graham est très digne, plus pathétique qu'émouvante. La voix est belle, jamais forcée. On lui en sait gré.


Une si longue amitié

Le public a fait une ovation aux artistes et à l'orchestre, heureux de les retrouver, triste de les quitter. L'émotion n'était visiblement pas d'ailleurs que du côté de la salle. L'amitié visible de Thomas Hampson ne peut que nous rendre encore plus sympathique cet Américain qui chante si bien dans notre langue. Qu'il nous revienne donc ce Capitole avec son chef, et si Toulouse qui les a faits ne veut plus les entendre ensemble (quand je dis Toulouse, je ne parle pas bien sûr du public), Paris sait et saura dire qu'ensemble ils sont et resteront uniques.




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